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Histoire de ma vie (Morceaux choisis) par Casanova ont été vendues pour EUR 9,80 chaque exemplaire. Le livre publié par Gallimard. Il contient 373 pages et classé dans le genre Folio. Ce livre a une bonne réponse du lecteur, il a la cote 3.4 des lecteurs 284. Inscrivez-vous maintenant pour accéder à des milliers de livres disponibles pour téléchargement gratuit. L'inscription était gratuite.
Description du livre Histoire de ma vie (Morceaux choisis) : Des sardines au bord de la mer - 11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile.Des sardines au bord de la mer
Par Claude Lorrain
Rédigés en Bohême à partir de 1789, les Mémoires de Giacomo Girolamo Casanova (1725-1798) couvrent des milliers de pages peu raturées, écrites en français. Ce document autobiographique représente un témoignage exceptionnel sur l'Europe du dix-huitième siècle, que le célèbre aventurier n'avait cessé de sillonner pendant soixante ans.Les anecdotes qu'il rapporte sont innombrables. Le 28 mars 1757 il assiste à Paris, place de Grève, à l'écartèlement du régicide Damiens (« nous eà»mes la constance de rester quatre heures entières à cet horrible spectacle »), cependant qu'à cà´té de lui un jeune comte vénitien trousse la robe d'une belle dame qui se laisse faire, « dans ce moment de folie ».Certaines de ses vues politiques ou morales sont aujourd'hui choquantes. La superstition serait selon lui nécessaire à l'existence. Il aime les petites filles. Le peuple, comme il le soutient devant Voltaire, « ne peut être heureux qu'écrasé, foulé et tenu à la chaîne ».Casanova s'avère incestueux. En dépit de la « voix du sang », il consomme le « prétendu crime » (sic) avec sa fille alors âgée de vingt-sept ans (il l'avait déjà « impatientée » neuf ans plus tà´t, lors d'une scène érotique mêlant la mère et la fille). Un peu étonnés tout de même de ce qui leur arrive, les deux amants ne se sentent « ni coupables ni victimes d'un remords » (« un ange qui serait alors venu nous dire que nous avions monstrueusement outragé la nature nous aurait fait rire »).Sous sa plume le mot rire vient souvent comme le mot de la fin. Par exemple, après avoir comme par accident sodomisé un Turc (mais peut-être ne s'agit-il que de masturbation réciproque, la chose n'est pas tout à fait claire), à Constantinople :« Ne sachant que nous dire, nous ne fîmes qu'en rire. Après nous être délicatés par des excellentes confitures, et avoir pris quelques tasses de café nous nous séparâmes. »Se livrant à d'incessants vagabondages, et délivrant une sorte de philosophie de l'amour (on ne désire que ce qu'on ne possède pas, l'amour doit précéder la jouissance mais tend à ne pas lui survivre), il est emporté par une joie de vivre qu'il fait partager. Ainsi évoque-t-il en ces termes son retour à Naples, en janvier 1761 :« On ne peut ni écrire ni concevoir la grandeur de la joie que mon âme ressentait me voyant de nouveau à Naples ».Si certaines de ses tournures (« d'abord que », etc.) ou expressions (« faire une lessive », pour rincer un partenaire de jeu), sont tombées en désuétude, le lecteur ne peut qu'être frappé par l'élégance et la modernité de sa langue, sa « chère langue française », qu'il dit avoir apprise de Crébillon père. Et par son naturel :« C'était dans le commencement de l'été ; je venais de manger des sardines au bord de la mer, et je rentrais chez moi deux heures avant minuit (...).»5 étoiles sans hésitation pour ce Folio classique qui propose des morceaux choisis enrichis d'une biographie et de précieuses notes. Libertin, épicurien, esthète et séducteur incorrigible, Giacomo Casanova est l'un des personnages marquants du 18e siècle. Faisant sien le précepte selon lequel il faut jouir de chaque instant vécu, il appliqua celui-ci à sa vie mondaine et amoureuse qui ne firent souvent qu'une. Toute cette vie de plaisirs fut consignée, sans aucune pudeur, dans ces Mémoires également intitulées Histoire de ma vie, autobiographie sans complaisance qui traverse le Siècle des Lumières. "J'écris ma vie pour me faire rire et j'y réussis" précise t-il. Consignant ses moindres faits et gestes, surtout ses rencontres féminines, il abonde dans les détails, des menus des dîners aux lieux de ses rencontres galantes. D'une précision parfois croustillante et d'une verve savoureuse, cette autobiographie nous fait découvrir l'épicurisme dans toute sa splendeur. Rédigées en français, ces mémoires expriment son amour, immense, des femmes et évoquent le 18e siècle qui court à sa fin. C'est un des chefs d'oeuvre du patrimoine littéraire universel auquel nous sommes ici confrontés. --Florent Mazzoleni
Par Claude Lorrain
Rédigés en Bohême à partir de 1789, les Mémoires de Giacomo Girolamo Casanova (1725-1798) couvrent des milliers de pages peu raturées, écrites en français. Ce document autobiographique représente un témoignage exceptionnel sur l'Europe du dix-huitième siècle, que le célèbre aventurier n'avait cessé de sillonner pendant soixante ans.Les anecdotes qu'il rapporte sont innombrables. Le 28 mars 1757 il assiste à Paris, place de Grève, à l'écartèlement du régicide Damiens (« nous eà»mes la constance de rester quatre heures entières à cet horrible spectacle »), cependant qu'à cà´té de lui un jeune comte vénitien trousse la robe d'une belle dame qui se laisse faire, « dans ce moment de folie ».Certaines de ses vues politiques ou morales sont aujourd'hui choquantes. La superstition serait selon lui nécessaire à l'existence. Il aime les petites filles. Le peuple, comme il le soutient devant Voltaire, « ne peut être heureux qu'écrasé, foulé et tenu à la chaîne ».Casanova s'avère incestueux. En dépit de la « voix du sang », il consomme le « prétendu crime » (sic) avec sa fille alors âgée de vingt-sept ans (il l'avait déjà « impatientée » neuf ans plus tà´t, lors d'une scène érotique mêlant la mère et la fille). Un peu étonnés tout de même de ce qui leur arrive, les deux amants ne se sentent « ni coupables ni victimes d'un remords » (« un ange qui serait alors venu nous dire que nous avions monstrueusement outragé la nature nous aurait fait rire »).Sous sa plume le mot rire vient souvent comme le mot de la fin. Par exemple, après avoir comme par accident sodomisé un Turc (mais peut-être ne s'agit-il que de masturbation réciproque, la chose n'est pas tout à fait claire), à Constantinople :« Ne sachant que nous dire, nous ne fîmes qu'en rire. Après nous être délicatés par des excellentes confitures, et avoir pris quelques tasses de café nous nous séparâmes. »Se livrant à d'incessants vagabondages, et délivrant une sorte de philosophie de l'amour (on ne désire que ce qu'on ne possède pas, l'amour doit précéder la jouissance mais tend à ne pas lui survivre), il est emporté par une joie de vivre qu'il fait partager. Ainsi évoque-t-il en ces termes son retour à Naples, en janvier 1761 :« On ne peut ni écrire ni concevoir la grandeur de la joie que mon âme ressentait me voyant de nouveau à Naples ».Si certaines de ses tournures (« d'abord que », etc.) ou expressions (« faire une lessive », pour rincer un partenaire de jeu), sont tombées en désuétude, le lecteur ne peut qu'être frappé par l'élégance et la modernité de sa langue, sa « chère langue française », qu'il dit avoir apprise de Crébillon père. Et par son naturel :« C'était dans le commencement de l'été ; je venais de manger des sardines au bord de la mer, et je rentrais chez moi deux heures avant minuit (...).»5 étoiles sans hésitation pour ce Folio classique qui propose des morceaux choisis enrichis d'une biographie et de précieuses notes. Libertin, épicurien, esthète et séducteur incorrigible, Giacomo Casanova est l'un des personnages marquants du 18e siècle. Faisant sien le précepte selon lequel il faut jouir de chaque instant vécu, il appliqua celui-ci à sa vie mondaine et amoureuse qui ne firent souvent qu'une. Toute cette vie de plaisirs fut consignée, sans aucune pudeur, dans ces Mémoires également intitulées Histoire de ma vie, autobiographie sans complaisance qui traverse le Siècle des Lumières. "J'écris ma vie pour me faire rire et j'y réussis" précise t-il. Consignant ses moindres faits et gestes, surtout ses rencontres féminines, il abonde dans les détails, des menus des dîners aux lieux de ses rencontres galantes. D'une précision parfois croustillante et d'une verve savoureuse, cette autobiographie nous fait découvrir l'épicurisme dans toute sa splendeur. Rédigées en français, ces mémoires expriment son amour, immense, des femmes et évoquent le 18e siècle qui court à sa fin. C'est un des chefs d'oeuvre du patrimoine littéraire universel auquel nous sommes ici confrontés. --Florent Mazzoleni
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